dimanche, 06 juin 2021 16:02

Qui se cache derrière mes personnages ? 1ère partie

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Le danseur Tari Topeng de Cirebon (Java Ouest) avec un masque qui est un élément essentiel de la danse Le danseur Tari Topeng de Cirebon (Java Ouest) avec un masque qui est un élément essentiel de la danse CC BY-SA Rifki Hidayat indramayu, 2020 via Wikimedia Commons

Aucun artiste ne crée en partant de rien, son imagination fut-elle extrêmement prolifique. Et puis, pourquoi aller chercher loin dans les méandres du cerveau ce qui est sous nos yeux.
Aujourd’hui je vous parle de celles et ceux qui se cachent derrière mes personnages.

De l’inspiration à l’adaptation

Ils sont tous là pour m’inspirerLorsque vous avez des modèles étonnamment intéressants ou amusants sous les yeux, il faut s’en servir. Mais lorsque vous avez tellement de choses à raconter en utilisant les comportements des personnes qui vous entourent, il faut choisir. Et lorsque vous voulez rendre hommage à certains de vos proches en les faisant perdurer dans le temps à travers vos personnages, il faut prendre sans blesser, utiliser sans abuser, sélectionner sans délaisser et mettre en valeur sans hésiter pour le bien de votre histoire.

Ma famille

Ingrédients de la recetteMes sources d’inspiration sont multiples. Comme pour une recette de cuisine, j’ai mis un peu de divers ingrédients dans chacune de mes figures. Ainsi, au détour de mes fiches de personnages, on trouvera des prénoms ou des dates de naissance, des traits de caractère, des goûts ou des dégoûts pour certains aliments, des couleurs, des fleurs, les relations avec les animaux, aimés ou pas. J’ai fixé le souvenir de phrases récurrentes, de « tics » de langage ou de gestes que j’ai alors attribué à l’un ou à l’autre de mes personnages. Lors d’une présentation de ceux-ci dans le texte ou lors d’une action d’un des protagonistes de mes histoires, ces éléments apparaissent. Pour ceux qui me connaissent bien, ils reconnaîtront sans doute ces personnes qui peuplent ou ont peuplé mon environnement. Pour les autres, à partir des quelques détails indiqués dans cet article, ils pourront s’amuser à ré-écrire une autre histoire, celle de ma vie.

Mon papa et ma maman

Georges et Betty Angibous, mes parentsEmily Ann Tranter, ma grand-mère maternelleMes parents ont donné leurs prénoms à des membres de la généalogie d’Augustin. Georges et Elisabeth (Betty) sont les parents de Louis, le père d’Augustin. Maman étant anglaise de naissance, j’ai donné le nom de jeune fille porté par sa mère Emily Ann à Mathieu, le grand-père d’Augustin. Ainsi, Mathieu s’appelle Tranter. C’est le modèle d’Augustin pour devenir archéologue.

Marie, la maman d’Augustin est née un 14 juillet comme Betty. Drôle pour une anglaise, non ? Comme elle, elle est très rarement en pantalon. Et de toutes les personnes autour de moi et autour d’Augustin, elle est la plus douce, toujours gaie et riante, mais réservée et très tolérante. Quant à papa, il me disait souvent qu’il fallait « une place pour chaque chose et chaque chose à sa place », ce que ne manque pas de rappeler souvent Louis à ses enfants.

Mes grands-parents

Jeanne et Henri Angibous, mes grands-parents paternelsJ’étais petite lorsque le dernier d’entre eux est parti, mais des bribes de souvenirs me reviennent que je fixe, par-ci, par-là, dans les histoires.

C’est ainsi que Jeanne, ma grand-mère paternelle, élégante et parfois précieuse, tout droit sortie d’un autre siècle, s'est par moment glissée dans Jane, la sœur d’Augustin. Tout comme elle m’a donné son prénom, je l’ai transmis à Jane la dame.René Lanssens, maître pâtissier

René Lanssens, mon grand-père paternelRené, mon grand-père maternel était un maître pâtissier, célèbre dans les grands hôtels de Londres et de Brighton. Sa boulangerie-pâtisserie, devenue bar, existe toujours à Paris avec son beau plafond classé. Si j’ai conservé les moules à glaces en cuivre de mon pépé, j’ai surtout transmis à Octave le péché de gourmandise, comportement atavique issu de mon héritage.

Mon frère

Henri Angibous, mon frèrePour mon petit frère, les éléments sont un peu plus saupoudrés sur un ensemble de situations et de personnes. J’utilise plutôt des anecdotes et des faits recontextualisés. Cependant, on pourra peut-être reconnaître Henri en Leslie, l’oncle d’Augustin côté maternel. Ce dernier n’aime pas les conflits et affirme que de toute façon « cela va s’arranger », ou peut-être aussi en Yves, l’autre oncle d’Augustin, cette fois du côté paternel, homme calme un brin casanier. Cependant, ces personnages sont des valeurs sûres sur lesquelles on peut compter. Et puis, après mon papa, il reste aujourd’hui ma référence en bricolage et aptitudes manuelles et est un exemple de débrouillardise pour Manon.

Ma fille

Stéphanie Esnault, ma filleDevenir mère est une grande aventure. On oublie parfois beaucoup de choses dans sa vie, mais pas les premières années de son enfant, ses mimiques, ses premiers pas, sa détermination à grandir et mille autres choses. Je me suis fait un plaisir de mettre une bonne partie de tout cela dans le personnage d’Alice, la petite sœur d’Augustin. L’intrépidité, l’index dans la bouche, le palmier sur la tête, l’indépendance affirmée, la tendresse des câlins, la curiosité… tout ce qui construit la Vie d’un être en devenir. Aujourd’hui, femme active au bout du monde, nul doute que vous la retrouverez aussi dans d’autres personnages.

Mon couple

Daniel Esnault, mon premier mariVingt ans de bonheur et de belles choses construites à deux avec mon mari Daniel, malheureusement parti trop tôt, se retrouvent dans l’harmonie des parents d’Augustin, Louis et Marie. Les années de karting et de bricolage partagées enrichissent également régulièrement les compétences de Manon. Il a également donné son prénom à l’un des aïeuls d’Augustin, Daniel, son arrière-grand-père paternel qui d’ailleurs a épousé Emily, un membre de ma famille dont je vous ai parlé plus haut. Vous suivez toujours ?

Jean-Olivier Gransard-Desmond, mon compagnonÀ son tour, depuis vingt ans, Jean-Olivier est venu partager et emplir ma vie avec tout autant de bonheur et de belles choses construites ensemble. Il est aujourd’hui le mentor invisible d’Augustin. En matière d’archéologie et de défense du patrimoine, Jean-Olivier entraîne mon héros sur les chemins de la science et de la recherche (cf. mon billet Le Pygmalion du roman de science). Cependant, il donne aussi un de ses prénoms, Aurélien, à l’arrière grand-père d’Augustin, le père de Mathieu, et son prénom russe, Sergueï, à l’époux de Cristabel — notez en passant que Cristabel est l’un de mes pseudos. Sergueï, diplomate anglais, et Cristabel, voyageuse aventurière, sont les grands-parents de Mathieu. Ces aïeuls ont formé le couple détonnant par lequel tout a commencé !
Ce sont nos lectures et passions communes qui m’ont fait attribuer à Augustin notre phrase fétiche : « Les possibilités sont prodigieuses ».

Mais où sont-ils sur cet arbre ?Vous ne vous y retrouvez plus ? Ce n’est pas grave. Quand vous aurez suivi toutes Les aventures d’Augustin et reconstitué son arbre généalogique, ce sera parfaitement clair et comme moi, à l’aide de 47 fiches, 5 tableurs, 2 cartes mentales et peut-être une imprimante, vous arriverez à vous y retrouver… Je vous laisse donc digérer cette première partie et vous en dirai un peu plus une prochaine fois.

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